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Publié par Serge ODEYE

Apéro débat du vendredi 8 décembre 2018

Le mouvement « Nous voulons des coquelicots en Pays d'Iroise », le collectif Iroise Transition et le Nouvel Élan de Saint-Renan se sont associés pour organiser le vendredi 7 décembre, à l'heure du rassemblement des coquelicots, un apéro-climat.

En introduction, Cécile a lu l'Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse :

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.
Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. ASSEZ DE DISCOURS, DES ACTES !

Cet apéro-climat est l'ACTE 1 posé par ces 3 collectifs pour demander à ce que les citoyens du Pays d'Iroise soient associés à l'élaboration du Plan Climat Air et Énergie Territorial (PCAET) en cours d'élaboration à la communauté de communes. Il s'agit d'impulser une dynamique de réflexion afin de permettre aux citoyens et aux élus de collaborer pour construire le Pays d'Iroise de demain.

 Serge ODEYE, élu à la communauté du Pays d'Iroise, a rappelé les enjeux et objectifs du Plan Climat et fait un résumé du diagnostic de la situation sur le Pays d'Iroise :

La loi du 18 août 2015 appelée loi relative à la transition écologique et croissance verte impose aux collectivités d’adopter un Plan Climat Air Energie Territorial pour les communautés de communes au 31-12-2018. Le PCAET « définit [je cite] les objectifs stratégiques et opérationnels de la collectivité afin d’atténuer le changement climatique, de le combattre efficacement et de s’y adapter en cohérence avec les engagements internationaux de la France. » (art L229-26 du code de l’environnement).

Les élus du Pays d’Iroise (dont je fais partie) se sont réunis la première fois sur ce sujet le 10 octobre 2018 et l’adoption définitive du Plan est déjà reportée au deuxième trimestre 2019.

Le manifeste proposé par le collectif Iroise transition est un appel et un soutien aux élus du pays d’Iroise pour qu’ils prennent des mesures fortes et courageuses pour aller vers une transition écologique exemplaire. C’est aussi un appel à toutes les bonnes volontés pour se rassembler, suivre, débattre et proposer des alternatives au travail d’élaboration de ce plan climat.

Pour être plus précis, il s’agit de participer activement à la définition de la stratégie territoriale, au programme d’action qui en découle ainsi qu’au dispositif d’évaluation pour atteindre, à minima, les objectifs fixés par la loi.

A savoir d’ici 2030 :
• Réduire de 40% l’émission de Gaz à effet de serre
• Réduire de 32% la consommation d’énergie fossile
• Produire au moins 32% d’énergie renouvelable

Je vous donne les principaux éléments de l’analyse de la vulnérabilité climatique.
Pour notre territoire, nous pouvons déjà constater :
• Une augmentation de 1°C de moyenne annuelle de température entre 1959 et 2009.
• Une augmentation des occurrences de chaleur avec vers 1930 25j/an de températures supérieures à 20 contre une moyenne de 65j/an aujourd’hui,
• Une légère augmentation des épisodes de fortes pluies à l’échelle de la Bretagne.
Actuellement, le scénario qui fait consensus est une élévation de 1m du niveau de la mer en 2100 cela va amplifier :
• Le phénomène de salinisation des nappes qui a déjà commencé à Molène, Porspoder et Milizac.
• Le recul du trait de côte par l’érosion des falaises et des dunes lui-même amplifié par le possible accroissement des pluies extrêmes.
Dans 80 ans, les communes du Conquet, Trébabu, Ploudalmezeau, Plougonvelin, et Landunvez verront une part de leur habitat passer en risque fort de submersion marine.

Les habitants auront une augmentation de l’inconfort thermique dû aux vagues de chaleur (avec comme facteur aggravant le vieillissement de la population), une aggravation des maladies respiratoires chroniques (lié au pollen), un stress lié aux augmentations des inondations, et nous devront faire face à l’apparition de nouveaux risques sanitaires.

Les activités principales du pays d’Iroise sont touchées :

L’agriculture qui représente 21% des emplois privés de la CCPI et représente 130Md’€ de chiffre d’affaires en Bretagne. Les floraisons plus précoces et la confrontation à la sécheresse vont donner une instabilité des rendements notamment du blé et des prairies. Le besoin d’irrigation devrait augmenter pour le maïs (20% du territoire actuellement) et pour les légumes plein champ. L’élevage, activité dominante sur la CCPI pourrait souffrir de stress hydrique provoquant pénuries de fourrages et inconfort thermique des bêtes avec un impact sur la productivité

Les activités halieutiques seront très touchées : nous avons une centaine de pêcheurs basés au Conquet qui dépendent de la pêche des algues, des poissons et des crustacés. L’augmentation des températures et son acidification ont un impact sur l’aire de répartition des espèces. Certains scénarios prévoient la disparition des laminaires (laminaria digitata) d’ici 2055 des côtes bretonnes. Nos six entreprises de transformation de l’algue seront affectées par le changement climatique.

Le tourisme est un secteur assez dynamique sur le territoire et nous pourrions avoir des conflits d’usage pour la ressource en eau pendant la période estivale.

Nous avons peu d’activités forestières mais les épisodes de sécheresses vont fragiliser voire faire disparaître des essences sensibles à ces événement comme les chênes pédonculés et les hêtres. Des spécialistes prévoient leur disparition d’ici à 80 ans.

Ce diagnostic ne prend pas en compte les effets, difficilement, des réfugiés climatiques qui pourraient être de 250 millions dans le monde d’ici 2050 selon l’ONU.

Serge ensuite a proposé deux animations, pour éveiller l'imagination, la capacité d'échange et de créativité des participants. La première animation les invitait à situer leur lieu d'habitat par rapport au lieu de la rencontre, le lieu de la rencontre étant une cible matérialisée. L'autre consistait à se placer dans la salle en fonction de la date de son engagement pour le climat dans un premier temps puis en fonction de son optimisme/pessimisme face à la résolution du problème dans une deuxième temps.

Armelle a ensuite présenté le déroulement de l'apéro en rappelant que, la politique à l'échelle de la communauté de communes nous échappe. Elle est devenue très technocratique, des décisions importantes se prennent...sans nous. Ces décisions ont un impact sur notre vie quotidienne. Nous, citoyens, souhaitons reprendre notre vie en main et participer à la construction du territoire de demain. Cet apéro-climat consiste à mener une réflexion citoyenne afin d'être en mesure de présenter aux élus communautaires des propositions et axes pour élaborer le Plan Climat du Pays d'Iroise.

Cinq groupes de réflexion ont été constitués sur cinq thèmes : l'agriculture, l'alimentation, les énergies, l'habitat et les transports. Les participants se sont répartis autour des cinq tables sur lesquelles était disposé un guide pour mener les échanges.

L'AGRICULTURE :

Le groupe de réflexion sur l'agriculture pense que l'on est encore beaucoup trop dans une agriculture de subvention et que ces subventions sont mal réparties entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique. Elles vont quasi-exclusivement à l'agriculture conventionnelle.

Il faudrait donc :

- mettre en place une cellule d'aide et d'écoute pour accompagner les agriculteurs qui le souhaitent à basculer du conventionnel vers le bio et à se sortir du cercle vicieux de l'endettement ;

- d'avoir une politique d'aide incitative pour l'installation et la conversion en bio ;

- d'augmenter la part du bio local dans les cantines afin d'inciter les agriculteurs à produire pour nourrir les habitants du territoire ;

- d'instaurer un repas sans viande par semaine dans les cantines.

Les participants ont aussi évoqué la gestion du paysage et la rotation des cultures. Ils pensent qu'il faut remembrer, adapter les cultures au climat (éviter les cultures comme le maïs qui consomment beaucoup d'eau) et favoriser la polyculture afin d'éviter la précarisation et de favoriser la biodiversité.

Il leur paraît important d'aller vers une agriculture vivrière et de faire en sorte que l'on n'ait plus besoin d'importer des aliments que l'on sait produire.

Aller vers une agriculture vivrière c'est augmenter la part du maraîchage et limiter l'élevage aux besoins (moins de bovins, moins de porcs).

Des apiculteurs étaient présents et ont rappelé que des mesures simples, comme ne pas tondre les bords de route ou les talus de manière systématique. Ça permet de favoriser la pollinisation.

Ils ont aussi évoqué la création d'un nouveau label qui s'appelle « APIcité ». C'est un label qui récompense les politiques locales en faveur de la préservation de l’abeille et de la biodiversité. Lanildut a été la première commune de France à obtenir deux abeilles.

Des participants ont aussi évoqué la possibilité de créer une régie agricole, comme sur la commune d'Ungersheim en Alsace où un agriculteur, fonctionnaire territorial, produit sur la commune les aliments mangés à la cantine municipale.

L’ALIMENTATION :

La cantine :

Le groupe alimentation s'est d'abord beaucoup penché sur les cantines. Il leur paraît important que les cantines augmentent la part du bio local et que la cuisine se fasse sur place, comme avant.

Si les mises aux normes sont trop coûteuses pour les petites communes, il faudrait peut-être envisager des structures plus grandes mais il faudra être vigilant à l'impact du déplacement des repas vers les écoles et, à ce que les structures restent de tailles moyenne afin que les maraîchers bio locaux puissent fournir ces cantines.

Des initiatives de ce genre existent à Lannilis ou Plouguerneau. Les cantines passent un contrat avec le maraîcher en amont. Le maraîcher sait ainsi, bien longtemps à l'avance, ce qu'il devra fournir à la cantine. Il organise ses plantations en fonction de cette demande. Quand il a un surplus, il peut aussi appeler la cantine et lui proposer ses légumes.

Un travail collaboratif entre la communauté de communes, les agriculteurs bio et les citoyens est nécessaires pour tenir compte des contraintes de chacun.

Le groupe a aussi pensé qu'il serait intéressant de proposer une alternative végétarienne afin de baisser l'impact climat de ces repas collectifs et qu'une implication des parents dans la gestion des cantines est à développer.

 

L'approvisionnement des habitants en bio local :

Le groupe trouve que l'offre en bio/local est à la fois éparpillée sur le territoire et peu lisible pour un consommateur qui débute. Le maillage du territoire est intéressant parce qu'il évite des déplacements. Cependant, les familles ne trouvent pas tout au même endroit et il faut se déplacer un jour pour les légumes, un autre pour la viande....

Il est donc proposé la création de magasins de producteurs bio et/ou locaux avec une rotation des permanences. Les locaux seraient mis à la disposition des producteurs et consommateurs par la collectivité. L'idée étant de soutenir activement le circuit court.

 Divers :

D'autres propositions sont faites par le groupe.

- La création d'une plateforme d'échanges pour les gens qui ont un potager et qui produisent souvent trop d'un type de légume,

- L'organisation d'ateliers cuisine car, consommer local signifie cuisiner et, de nombreuses personnes n'ont pas reçu cette éducation culinaire

- L'organisation d'ateliers de gestion du budget histoire d'apprendre les « trucs et astuces » pour consommer bio et/ou local à budget égal avec l'achat en grande surface

- L'organisation d'ateliers de jardinage et de gestion des déchets. Les participants ont vu dans le Saint-Renan Actualités que de nombreuses erreurs de tri sont faites sur la commune. Ces erreurs ont un coût pour la collectivité, il est donc urgent d'agir pour informer les adultes (et pas seulement les enfants) au tri.

Il a été rappelé qu'un bon déchet est celui qui n'est pas produit, les initiatives zéro déchet doivent donc être maintenues et/ou étendues.

LES ÉNERGIES :

De la même manière que le groupe alimentation, le groupe énergie a rappelé que l'énergie la moins coûteuse est celle que l'on ne consomme pas. Il faut donc à la fois travailler sur un axe d'énergie « vertueuses » mais aussi sur un autre incitant à la baisse de la consommation.

Il a donc été évoqué, dans ce groupe, la sensibilisation aux gestes éco-citoyens, par une mise en pratique.

Les énergies renouvelables :

Ce groupe a d'abord souligné que, même si l'on nous dit qu'il faut limiter la consommation des énergies fossiles ou nucléaires, les alternatives à ces énergies, qu'elles soient individuelles ou collectives, ne sont pas soutenues par la collectivité. Il y a donc un gros problème de cohérence politique, à toutes les échelles, entre le message délivré et les actes. Il est grand temps d'y remédier.

Le groupe a d'abord réfléchi à une alternative photovoltaïque et a fait deux propositions :

- mise en place de panneaux photovoltaïque sur les toits des grandes surfaces commerciales et sur les bâtiments communaux et communautaires,

- ne plus limiter la surface destinée au photovoltaïque pour les particuliers.

Le groupe pense aussi qu'il faut encourager et soutenir l'isolation des bâtiments par une politique incitative et, développer l'information et la communication des particuliers.

 La Bretagne dispose de nombreuses ressources en énergies renouvelables : vent, mer, soleil. Ces ressources sont peu exploitées et l'énergie marine ne l'est presque pas. La Bretagne a les moyens de son autonomie. Il est urgent d'agir. D'autres pays ont mis en place des politiques beaucoup plus incitatives !

L'HABITAT :

L'habitat collectif

L'habitat collectif est un mode d'habitat auquel il faudrait donner un cadre règlementaire et une politique incitative à ce mode d'habitat. Ils proposent :

- un accompagnement de la communauté de communes pour ce type de projets,

- lancer des projets tests.

Un accompagnement de la collectivité faciliterait le financement des projets par les banques. Ce serait intéressant de disposer d'une liste sélective d'artisans locaux travaillant en éco-habitat.

 Les éco-quartiers :

Les participants du groupe pensent qu'il faudrait une politique incitative à la construction d'éco-quartiers. Il faut aussi encadrer le terme « éco-quartier » et le définir de manière précise, par des règles publiques.

 La rénovation énergétique :

Les anciens bâtiments vont devoir être rénovés. Il faudra prévoir un bilan énergétique avant mais aussi après la rénovation afin de vérifier le gain apporté par cette rénovation.

La communauté de communes a un rôle important à jouer dans l'accompagnement de cette rénovation énergétique. Il faudrait envisager des compte-rendus individualisés.

 Chaque bâtiment nouvellement construit, notamment les bâtiments publics, devrait être passif et répondre aux nouvelles normes énergétiques. Les bâtiments publics doivent être exemplaires et intégrer, voire devancer les normes à venir.

 

LES TRANSPORTS

Le groupe qui a travaillé sur les transports a commencé par identifier les freins à une mobilité verte. Ils ont ainsi identifié : le climat, la topographie (relief), l'organisation familiale (plusieurs personnes à transporter), le matériel à transporter, les horaires.

Ils ont ensuite listé les besoins pour une mobilité verte  et défini un ordre de priorités :

1- Mise en place d'une plate-forme de co-voiturage/auto-partage territoriale, non commerciale

2- Développer les transports collectifs selon deux axes : le transport intra-communal, par des petites navettes et le transport entre les communes (arrêter de concevoir uniquement une mobilité en étoile (centre/périphérie) qui ne correspond pas toujours le mieux aux besoins).

Il est urgent de mettre en place, par exemple, un réseau de transports entre Saint-Renan et Plouzané, le technopôle. De nombreuses personnes travaillant au technopôle sont renanais ou passent par Saint-Renan et ont des horaires de travail proches.

3- Développer les voies vertes pour relier, notamment les communes rurales entre elles. Il faut aussi améliorer la signalisation des voies vertes. Il faudrait pouvoir faire Saint-Renan/Brest à vélo en suivant les panneaux.

 

La voiture électrique n'est pas une solution idéale d'une part parce que les batteries ne sont pas « propres » et qu'il faut les changer et d'autre part parce que l'électricité, pour l'instant, vient encore beaucoup trop des centrales.

Les participants du groupe pensent qu'il serait intéressant d'éditer des autocollants :

- « Je prends les autostoppeurs » ou « Je fais du co-voiturage. »

Les alternatives au tout-voiture seraient donc :

- le vélo

- le télétravail

- des applications d'auto-partage ou de co-voiturage, non commerciales et locales

- un réseau de transport en commun plus proche des besoins avec, notamment une adaptation aux besoins saisonniers

Suite aux travaux de groupes sur les différents thèmes, une restitution a eu lieu, en petit groupe. Chacun des membres du groupe d'origine a rapporté aux membres du deuxième groupe ce qui avait été dit.

CONCLUSION

On retient que le bio/local dans les cantines est un sujet qui revient à la fois sur la thématique de l'agriculture et sur celui de l'alimentation. Il y a une attente que l'agriculture soit transformée afin qu'elle corresponde aux besoins du territoire en priorité pour que les agriculteurs puissent vivre, le plus possible, du fruit de leur travail.

Pour continuer à vivre en Pays d'Iroise en respectant le climat, la question des transports est centrale.

L'organisation collective que ce soit au niveau des transports (auto-partage, co-voiturage) et de l'habitat (éco-quartier et habitat collectif) est une piste sérieuse. Pour être généralisée, il faut qu'elle soit impulsée et encadrée par la collectivité.

Ainsi, bien souvent ce que les participants attendent de la collectivité c'est un encadrement des pratiques collectives et un accompagnement (impulsion et coordination) des transformations (énergie, agriculture, habitat).

 D'autres rencontres de ce type seront menées dans d'autres communes. Vous avez envie d'apporter votre contribution sur un des sujets ? Un forum sera bientôt ouvert sur le site Iroise Transition, le réseau de la transition en pays d'Iroise : https://www.iroise-transition.org/

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